ATTENTION: le chlorpyrifos éthyl est un insecticide autorisé pour les traitements sur la vigne !

L'embruyon serait sensible au chlorpyriphos

L’embruyon serait sensible au chlorpyriphos

Les femmes enceintes exposées à des concentrations modérées d’un pesticide largement utilisé semblent mettre leurs enfants en péril, selon les conclusions d’une récente étude américaine. Les fœtus subiraient, en effet, des modifications durables du cerveau, entrainant des retards de développement.

L’étude parue le 30 avril dans les annales de l’Académie des sciences des Etats-Unis s’est intéressée à des New-Yorkaises enceintes ayant été exposées au chlorpyriphos-éthyl, un insecticide organophosphaté, largement utilisé dans les champs et les parcs. Ce produit est connu pour être lipophile et particulièrement néfaste pour la santé lorsqu’il se lie aux lipides sanguins.

Pour la première fois, les scientifiques ont donc utilisé l’imagerie à résonnance magnétique (IRM) pour comparer des cerveaux d’enfants exposés in utero à différentes concentrations de ce produit phytosanitaire. Ils ont ainsi réussi à montrer que, pour les plus exposés de ces enfants, certaines zones du cerveau sont plus développées que la normale.

Les chercheurs ont constaté des «anormalités importantes» chez 20 enfants âgés de 5 à 11 ans dont les mères ont montré des niveaux élevés de chlorpyriphos-éthyl en les comparant à 20 enfants dont les mères avaient été aussi exposées à ce pesticide mais à des niveaux moindres.

«Cette étude prouve que la période prénatale est cruciale pour le fœtus en développement», déclare Virginia Rauh, auteure principale de l’étude, professeure à l’école de santé publique de Mailman et directrice adjointe d’un centre consacré à la santé des enfants. A noter, cependant, que les travaux de la scientifique portent sur un échantillon de petite taille, puisque l’IRM n’a été utilisée que pour 40 enfants.

Le fait d’être exposé «à des produits toxiques pendant cette période critique peut avoir des effets sur le développement du cerveau et sur le fonctionnement comportemental», précise-t-elle.

Il faudra d’autres études pour déterminer les effets à long terme de l’utilisation de ce pesticide qui pourrait expliquer «les déficits en matière de quotient intellectuel rapportés chez les enfants exposés à de hauts niveaux de chlorpyriphos-éthyl», complète Virginia Rauh.

Les chercheurs signalent que d’autres études ont montré que les niveaux de chlorpyriphos-éthyl constatés dans les espaces urbains ont chuté depuis que les Etats-Unis ont restreint l’usage de cet insecticide mais que le risque était toujours présent; le produit organophosphaté étant toujours utilisé dans certains cas bien spécifiques.

Le 02 mai 2012 par Geneviève De Lacour

L'embruyon serait sensible au chlorpyriphos

L’embruyon serait sensible au chlorpyriphos

Les femmes enceintes exposées à des concentrations modérées d’un pesticide largement utilisé semblent mettre leurs enfants en péril, selon les conclusions d’une récente étude américaine. Les fœtus subiraient, en effet, des modifications durables du cerveau, entrainant des retards de développement.

L’étude parue le 30 avril dans les annales de l’Académie des sciences des Etats-Unis s’est intéressée à des New-Yorkaises enceintes ayant été exposées au chlorpyriphos-éthyl, un insecticide organophosphaté, largement utilisé dans les champs et les parcs. Ce produit est connu pour être lipophile et particulièrement néfaste pour la santé lorsqu’il se lie aux lipides sanguins.

Pour la première fois, les scientifiques ont donc utilisé l’imagerie à résonnance magnétique (IRM) pour comparer des cerveaux d’enfants exposés in utero à différentes concentrations de ce produit phytosanitaire. Ils ont ainsi réussi à montrer que, pour les plus exposés de ces enfants, certaines zones du cerveau sont plus développées que la normale.

Les chercheurs ont constaté des «anormalités importantes» chez 20 enfants âgés de 5 à 11 ans dont les mères ont montré des niveaux élevés de chlorpyriphos-éthyl en les comparant à 20 enfants dont les mères avaient été aussi exposées à ce pesticide mais à des niveaux moindres.

«Cette étude prouve que la période prénatale est cruciale pour le fœtus en développement», déclare Virginia Rauh, auteure principale de l’étude, professeure à l’école de santé publique de Mailman et directrice adjointe d’un centre consacré à la santé des enfants. A noter, cependant, que les travaux de la scientifique portent sur un échantillon de petite taille, puisque l’IRM n’a été utilisée que pour 40 enfants.

Le fait d’être exposé «à des produits toxiques pendant cette période critique peut avoir des effets sur le développement du cerveau et sur le fonctionnement comportemental», précise-t-elle.

Il faudra d’autres études pour déterminer les effets à long terme de l’utilisation de ce pesticide qui pourrait expliquer «les déficits en matière de quotient intellectuel rapportés chez les enfants exposés à de hauts niveaux de chlorpyriphos-éthyl», complète Virginia Rauh.

Les chercheurs signalent que d’autres études ont montré que les niveaux de chlorpyriphos-éthyl constatés dans les espaces urbains ont chuté depuis que les Etats-Unis ont restreint l’usage de cet insecticide mais que le risque était toujours présent; le produit organophosphaté étant toujours utilisé dans certains cas bien spécifiques.

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