= Jacques habitant du Médoc et travailleur des vignes retraité, a écrit son mécontentement à Mme la Préfète de Nouvelle Aquitaine, ne passez pas à côté de ce texte c’est un régal !

Et n’oubliez pas pour en faire de même : pref-secretariat-prefet@gironde.gouv.fr

« Madame la préfète,

Marshall Burke, enseignant en science des écosystèmes à l’université Standford, notait le 9/03/2020 :
« La réduction de la pollution de l’air due à l’épidémie de Covid19 en Chine a sans doute sauvé vingt fois le nombre de vies perdues du fait de la maladie. Il s’agit moins d’en conclure que les pandémies sont bénéfiques, que de mesurer à quel point nos systèmes économiques sont mauvais pour la santé. Même en l’absence de coronavirus. »

Vous venez, madame la préfete, de refuser la requête du Collectif Info Médoc Pesticides et de Alerte aux Toxiques de suspendre la campagne 2020 de traitement de la vigne avec des pesticides.

Vigneron retraité j’ai subi ces produits pendant vingt et un ans et continue à les subir, habitant le Médoc, comme riverain de la vigne.

Pour beaucoup ces produits sont issus directement des guerres passées. À l’origine le Zyklon B, utilisé pour le génocide du peuple juif, était un insecticide comme le traitement obligatoire de la flavescence, dont vous fixez la date chaque année. À noter que ce traitement n’a nullement empêché l’avancée de la maladie absente du Médoc en 1996 où elle s’est installée au début du siècle, mais participe de la disparition de 70 %des insectes volants en Europe et de la disparition de plus de 30%des oiseaux, faut il rappeler qu’en Chine, les campagnes de destruction des oiseaux ordonnées par Mao Tse Toung ont provoqué la famine entraînant la mort � de dizaines de millions de personnes.

Issu de la guerre du Vietnam, présent dans l’agent Orange, le glyphosate, provoque encore de nos jours malformations, cancers et a entraîné la mort � de nombreux vietnamiens. En France il se trouve maintenant dans notre urine, la vôtre comprise, puisque après des milliers d’analyses, il ne s’en est présentée aucune de négative, d’autre part des études sur les rats montrent que la descendance des porteurs de glyphosate est bien plus touchée par les cancers ou malformations que le porteur originel. Ainsi et au nom du principe de précaution et pour préserver les futures générations, il est criminel de ne pas avoir interdit � l’utilisation de ce produit. Dès à présent comme chaque printemps le Médoc est jaune, marquant la mort � de nos sols.

Et enfin le Boscalid, l’un des SDHI, fongicide de synthèse est retrouvé systématiquement dans les analyses de cheveux � pratiquées dans le Médoc. Si les SDHI, ne sont pas eux directement issus de la recherche militaire, leur mécanisme d’action menace tous les êtres vivants, à preuve l’alerte lancée le24/10 /2017 par, le scientifique de réputation mondiale travaillant à L’INSERM, Pierre Rustin à l’adresse de L’ANSES et réitérée avec huit autres scientifiques dans une tribune du journal Libération le 15/04/2018.

Curieusement, alors qu’aujourd’hui le gouvernement se défend de ne prendre aucune décision sans s’en référer à un avis scientifique, il n’a tenu, à l’époque, aucun compte de l’alerte donnée par quelques unes des plus hautes somnités scientifiques en la matière, me faisant craindre que l’actuelle attitude du gouvernement, face à la pandémie, ne se transforme en sinistre farce destinée uniquement à réduire nos libertés et achever de détruire le droit du travail en supprimant 35 h et congés payés.

Ce ne sont que trois exemples des nombreux produits déversés sur la vigne chaque année. Ces traitements ont provoqué et continuent de provoquer des millions de morts et de souffrances dans la population, bien plus que le Covid19 n’en provoquera. Qu’avons nous donc fait pour mériter Alzheimer, Cancer, Parkinson et autres calamités ?
Est on, en France ��, dans une réelle démocratie alors que le premier préfet venu à droit de vie et de mort � sur ses habitants.

Madame la préfete vous avez le choix, soit, comme en d’autres temps les fonctionnaires Adolf Eichmann ou Maurice Papon l’ont fait, avancer sur la voie du déshonneur et du crime contre l’humanité, soit, comme l’un de vos prédécesseur le préfet Jean Moulin l’a fait, résister mais aujourd’hui à la loi du Marché, dans la voie de l’honneur et de la solidarité à l’humanité.

Aujourd’hui vous avez, grâce à cette pandémie l’occasion de faire réellement que « le jour d’après ne soit pas le même que le jour d’avant.

La défiance en un revirement de votre part ainsi que mon honneur m’interdisent de vous saluer.
Jacques. »

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