km/h)Le Collectif Info Médoc Pesticides, estimant que face à une application de pesticides, à proximité d’une école ( même à plus de 50m ), en présence des enfants dans l’enceinte de l’établissement, ou dans un délai de moins de 48h* avant le retour des enfants à l’école, la solution n’est pas et ne peut pas être de les confiner, appelle à leur déscolarisation ! 
Si ce genre de fait, se produit pour l’école de votre enfant, nous vous invitons à tenter de vous organiser entre parents, afin de ne pas mettre vos enfants à l’école, et en le faisant savoir via le Collectif ou directement via la presse
Ces comportements doivent cesser, et ce n’est qu’en les révélant accompagnés du nom du château que nous pouvons espérer y arriver !

* ce qui correspond au délai de rentrée ( temps avant le retour dans la parcelle traitée) appliqué aux travailleurs des vignes

Lors de cette première semaine de saison de traitement des vignes, plusieurs incidents ont été relevés, concernant des riverains dans le Blayais (traitement par vent supérieur à 19km/h) et deux écoles. La première à Saint Genès De Lombaud et la seconde à Saint Estèphe, toutes deux situées en Gironde. Voir article ci-dessous pour la première école et pour la seconde voir la vidéo https://www.facebook.com/MANOU33/videos/10214938135540949/

Après des traitements mercredi, la directrice de la maternelle de Saint-Genès-de-Lombaud a décidé de ne pas autoriser les enfants à sortir dans la cour durant deux jours.

Pas de cris d’enfants jeudi et vendredi aux abords de l’école maternelle de Saint-Genès-de-Lombaud, dans l’Entre-deux-Mers. Mercredi, alors que les derniers petits étaient sortis de la garderie, les parcelles de vigne qui bordent l’école ont été traitées aux produits phytosanitaires par épandage. Par précaution, jeudi matin, la directrice a pris la décision de ne pas autoriser les enfants à sortir dans la cour durant le temps scolaire et périscolaire durant deux jours, jusqu’à vendredi.

« Par mesure de précaution, dans l’ignorance du nom de certains des produits utilisés pour ces traitements et des risques induits, j’ai pris la décision de ne pas autoriser les enfants à sortir dans la cour durant le temps scolaire et périscolaire aujourd’hui et demain », a écrit jeudi Céline Houdayer, la directrice, dans un mail à l’Inspection de circonscription et aux parents.

Charte signée il y a dix jours

Il y a dix jours, une charte de bonnes pratiques a justement été signée entre la mairie, l’école et les deux viticulteurs voisins de la maternelle.

Ils s’y engagent à ne pas utiliser de produits classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR), à donner le nom des produits qu’ils utilisent et à ne traiter que le vendredi soir et le samedi matin « afin de laisser un maximum de temps entre l’application des produits et l’arrivée des enfants et du personnel de l’école ». « En cas de circonstances météorologiques exceptionnelles », ils doivent prévenir au moins 24 h avant la mairie et la direction de l’école.

« Ce sont les premiers traitements de la saison et déjà la charte n’est pas respectée. La saison commence mal. Pourtant, le dialogue était bon et nous revoilà dans une impasse. Peut-être devrons-nous à nouveau tous nous réunir autour de la table », déplore Vincent Charley, élu de la commune. De leur côté, les deux viticulteurs mis en cause plaident la bonne foi. « L’arrêté municipal de 2015 qui est plus contraignant que l’arrêté préfectoral autorise les traitements le mercredi après-midi. La charte, elle, interdit les CMR. Je me suis engagé à ne plus les utiliser il y a déjà plusieurs mois, tous comme les perturbateurs endocriniens », tempête le propriétaire Jean-Bernard Guéridon qui a peut-être lu un peu rapidement la charte. « Mais si je ne dois plus traiter le mercredi après-midi, je le ferai. Et à partir de l’an prochain, je n’exploiterai plus la parcelle face à l’école. » L’exploitant assure également avoir transmis, vendredi, à la mairie la liste des produits utilisés.

« Aberrant de les consigner »

Du côté du domaine Mazet, géré par Vitigestion, François Brissot assure s’être rapproché de son distributeur. « Le chaoline n’est pas un CMR. S’il y a des doutes, je m’engage à le sortir de mon programme de traitement. » C’est justement ce fongicide contre le mildiou qui est en cause car selon la fiche technique de son fabricant, Bayer, c’est un CMR. En interdisant aux enfants de jouer dans la cour pendant deux jours, la directrice a souhaité observer « le même délai de rentrée que dans les parcelles traitées avec les produits CMR ». « Pourquoi un ouvrier ne peut pas travailler dans la vigne les 48 heures suivant un traitement et un enfant jouer dans l’herbe de la cour où le produit s’est déposé ? », interroge Hélène Pélaborde, mère d’un petit de 6 ans.

« Les ouvriers, eux, touchent la vigne alors que le produit n’est plus dans l’air. En outre, nous avons changé notre pulvérisateur qui ne projette plus le produit mais le porte sur la feuille », apprend François Brissot.

« C’est aberrant de consigner les enfants. Les viticulteurs ont traité un mercredi alors que les enfants n’étaient pas à l’école. C’est une vraie évolution par rapport au passé », réagit Bernard Farges.

En juin, le président du syndicat des Bordeaux et Bordeaux supérieurs et vice-président du CIVB avait animé une réunion avec parents d’élèves, riverains et représentants d’associations écologistes, viticulteurs et élus. « S’il faut à nouveau les aider, on le fera. »

Arguant de son devoir de réserve, la directrice avance juste que sa position est « celle de la personne responsable de la sécurité physique et affective des enfants. La sécurité, c’est ce qui a motivé ma décision. Je ne l’ai pas prise à la légère ». Elle affirme qu’elle réitérera cette décision si besoin. « Je ne prendrai aucun risque avec les enfants des autres. Mais je pense que cela ne se reproduira pas. »

Par mesure de précaution, une dizaine de parents d’élèves sur la cinquantaine ont décidé de ne pas mettre leurs enfants à l’école.

C’est le cas d’Hélène Pélaborde. « Nous sommes déçus car nous pensions avoir établi un dialogue constructif. Or, le premier traitement a lieu un mercredi alors qu’ils auraient pu le faire ce soir (hier, NDLR). Il ne pleut pas… Où était l’urgence ? »

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Collectif Info Médoc Pesticides
Charger d'autres écrits dans Actualités

Laisser un commentaire

Consulter aussi

A Bordeaux, une manifestation contre les pesticides dans les vignobles

LE MONDE | 14.02.2016 à 22h50 • Mis à jour le 15.02.2016 à 12h44 |Par Martine Valo Dimanch…