La Tribune Bordeaux publie ce jour 4 articles sur l’épineux sujet des saisonniers viticoles étrangers exploités par des propriétés viticoles du Médoc.

Vous trouverez ci-dessous le lien vers chacun des articles et mon interprétation. N’hésitez pas à laisser un commentaire, témoignage etc…

https://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2019-10-07/enquete-medoc-quand-les-vignobles-externalisent-les-saisonniers-trinquent-1-4-829693.html?fbclid=IwAR1lUMxeiPqlJkAJo4pAwCzyfV76ue_etab7J5u1Vcl3MV2vAkOOd71ClWs

Quelle hypocrisie de Florent Fatin maire de Pauillac, qui se réveille quelques mois avant les élections et qui veut juste chasser ces travailleurs pauvres de sa commune, pour ne pas faire sale devant les touristes des paquebots de croisière !
Quant à donner la parole à un certain prestataire de services agricoles, qui est un des pires esclavagistes du Médoc et qui officie pour les grands crus du territoire, qui ne peuvent pas ignorer la situation. Il sous loue des habitations à ses travailleurs où ils sont logés par dizaine…..
S’il y a un désintérêt légitime des médocains pour la vigne, il y a non seulement un réel besoin de main d’oeuvre supérieur au nombre de chômeurs sur le territoire mais aussi une volonté de la profession de se tourner vers des travailleurs étrangers plus corvéables.
Lorsqu’on ne peut pas délocaliser l’activité,on délocalise la main d’oeuvre, le but est toujours le même un profit croissant !
Autre problème, ces travailleurs sont payés au smic (et encore !) pour des cadences de travail infernales, puisqu’ils interviennent toujours dans l’urgence, et les propriétés sont exonérées de cotisations sociales pour l’emploi de travailleurs occasionnels !

 

https://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2019-10-07/travailleurs-saisonniers-on-n-est-pas-loin-d-une-forme-d-esclavagisme-moderne-2-4-829714.html?fbclid=IwAR199KC7mPyxfdSJDMTP80SncW5A8ShcvEs2qEa1anskJ3EfoNNuEVpXuNg

« sélectionnés » pour travailler, cela fait penser aux heures les plus sombres de l’histoire européenne….
Selon Fatin, les châteaux seraient victimes alors qu’ils sont au mieux complices, quant à lui qui « verrouillait les robinets d’eau de sa ville, pour que les saisonniers n’y aient pas accès » (propos d’Ixchel Delaporte) et qui souhaite juste nettoyer sa ville. D’ailleurs il a toujours refusé de rencontrer Ixchel, tout comme de participer à une réunion sur le rapport sur le travail saisonnier !
Cet article est à vomir ! Y compris le titre… le qualificatif de « moderne » laisse penser que des individus qui ont cessé d’être des humains seraient civilisés…Comme si un esclavage empreint de paternalisme serait plus acceptable !

 

https://objectifaquitaine.latribune.fr/business/2019-10-07/vignobles-le-boom-des-prestataires-viticoles-3-4-829716.html?fbclid=IwAR16UG1jde1iwb49GWQk8PGH4DT6maLX5rRkQQkYVxC0k3D0Cn2mdTTYmPA

Banton Lauret 20M€ de chiffre d’affaires et des salaires au Smic, 10€05 brut de l’heure pour les vendanges ! Après ça se plaint de ne pas trouver de main d’oeuvre ou d’esclaves !
Les locaux vous avez compris la pénurie de main d’oeuvre et les conditions de travail et de logement désastreuses c’est de votre faute, parce que vous refusez de travailler dans les vignes !
Ces deux prestataires pourraient me payer une fortune je n’irai pas. C’est regrettable qu’un article sur ce sujet prenne cette orientation, lorsqu’on ne maîtrise pas le sujet on s’abstient.

 

https://objectifaquitaine.latribune.fr/politique/2019-10-07/travailleurs-saisonniers-le-pnr-medoc-deploie-un-vaste-plan-d-actions-4-4-829717.html?fbclid=IwAR3TCHFH4XDPlefuCso_bvRq7Jnw2XYmHmngU135h5D8XYSAWU5h2zrU65w

 

Il y a peut être une vraie volonté des représentants du PNR d’agir sur la question, mais le problème est plus complexe et il y a un grave souci au niveau des conditions de travail. Certes cela est interne aux propriétés viticoles mais lorsque ça porte atteinte à l’intégrité, la santé, la dignité de la personne, c’est l’affaire de tous. Enfin, je pense qu’il est difficile d’intervenir sur cette problématique des saisonniers uniquement de l’extérieur. ils ne sont pas vulnérables uniquement en dehors des heures de travail, mais aussi dans les rangs de vigne et là il faut être dedans pour le voir !

 

Marie-Lys Bibeyran.

 

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9 Commentaires

  1. eddieja3

    12 octobre 2019 à 17 h 17 min

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  2. maréchal

    8 octobre 2019 à 18 h 20 min

    Je suis toujours avec un grand intéret vos articles et j’admire le courage dont vous faites preuve pour dénoncer toutes ces magouilles et ces injustices. Je suis malheureusement bien trop lucide pour ne pas m’étonner de la réalité de telles pratiques. Je vous assure de toute ma bienveillance et de mon soutien dans le combat que vous menez.

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  3. Emma

    8 octobre 2019 à 16 h 54 min

    La région du Médoc étant étendue, l’article reste vague sur les domaines concernés. Il serait bien de préciser quelles sont les domaines, châteaux concernés pour boycotter ces vins. S’ils sont vraiment élaborés ainsi, il n’y a plus lieu de les consommer. Ils ont perdu de leur valeur.
    Les protagonistes ont une complète ignorance des causes néfastes qu’ils génèrent pour eux-mêmes, leurs clients, et le reste de la population… sur plusieurs plans.
    Le profit à court terme les aveuglent et nous cause du mal à tous.

    Et cela reste impunis ?

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  4. delaire

    8 octobre 2019 à 16 h 34 min

    Nous sommes tombés bien bas et réinventer l’esclavagisme est grave dans une société qui se dit évoluée. Le vin , c’est la noblesse même et c’est dans cet esprit qu’il doit être conçu. Repoussons ceux qui maltraitent les humains pour leurs prérogatives et avantages . Soyons respectueux avec notre prochain et affirmons lui notre considération .

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  5. Pierre DITROY

    8 octobre 2019 à 16 h 23 min

    On voit que l’honnèteté et le simple respect pour les travailleurs sont aujourd’hui des notions rejetées par leurs demandeurs pour cause de course aux bénéfices à court terme; les demandeurs se moquant en même temps de prendre toute précaution sanitaire, pour la même raison. Cela dure depuis des siècles. Rageant !

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  6. GINIBRE

    8 octobre 2019 à 7 h 35 min

    Dans le monde des truands, les escrocs sont Rois ! Pour s’enrichir il faut voler les travailleurs !
    Ce vol légaliser par la loi ou ignoré bien volontairement des responsables politiques et administratifs est le Pilier de l’économie spéculative avec toutes les dérives qui s’y accrochent !
    Tous ces Beaux Messieurs Riches en costume cravate, calmes et posés cachent sous leurs habits de Notables toute la Misère du Monde ! En plus de ruiner le monde du travail, ils sont les acteurs de la pollution qui détruit la Planète !
    Leur seul indicateur qui les motive c’est la croissance de leurs comptes bancaires !
    Les travailleurs sont une marchandise sans valeur à leurs yeux, même si sans eux ils n’existent pas !
    Quand ont regarde un hémicycle vide et que des lois sont votées, ont comprend toute l’Ampleur du mépris du Parlement vis à vis du Monde du Travail !

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  7. BOSTETTER Jean-Michel

    8 octobre 2019 à 7 h 31 min

    Habitant dans le Sud Luberon (territoire viticole) j’ai participé à la consultation publique concernant les projets de décret et d’arrêté relatif à l’épandage. Voici pour information ma réponse à la consultation :

    J’ai lu attentivement le rapport de l’ANSES, les projets de décret et d’arrêté ainsi que l’article L253-8 (version à venir au 1er janvier 2020). Vous trouverez, ci-après, mes commentaires et propositions :

    1 – L’ANSES indique dans son avis que des travaux relatifs à l’actualisation de la méthodologie d’évaluation des expositions, incluant celles des personnes présentes et des résidents, sont en cours sous le pilotage de l’EFSA et que la finalisation de ces travaux est prévue pour 2021. C’est donc après parution de ces travaux que l’ANSES pourra être à nouveau saisie et proposer des règles scientifiquement établies.
    En attendant l’ANSES se contente de faire la synthèse des requis réglementaires, de la méthodologie d’évaluation des risques par produit et des mesures de gestion appliquées dans 4 états de l’UE.
    Ses conclusions et recommandations provisoires ne sont donc faites que sur la base des données partielles existantes.
    En attendant la parution d’études plus complètes l’ANSES propose de définir des distances provisoires minimales, charge aux acteurs locaux de préciser les conditions d’application avec des distances minimales supérieures ou égales aux distances recommandées, et de définir un programme de formation des agriculteurs aux bonne pratiques d’épandage.

    2 – Les distances minimales de sécurité indiquées dans la réglementation ne sont données qu’à titre indicatif car elles n’intègrent, ni la dérive des produits due à la vitesse du vent et à son orientation, ni la diffusion des vapeurs émises par les produits après application.
    Fixer une distance de sécurité minimale ne constitue donc pas une protection réelle des personnes présentes et des résidents. Elle ne peut servir que d’alibi aux utilisateurs des produits phytopharmaceutiques. Cela ne répond donc pas au vrai besoin qui est la protection des personnes.
    Ajouter une vitesse, et éventuellement une direction du vent par rapport aux riverains ne servirait à rien car on ne peut pas demander aux utilisateurs de produits de se munir d’un anémomètre et d’une girouette, ni de vérifier que la vitesse et la direction du vent sont conformes aux objectifs pendant toute la durée de l’épandage.
    De plus, on ne peut pas mettre à la charge des riverains de faire venir un expert assermenté à l’instant de l’épandage pour vérifier le respect des règles.
    Il n’y a que des prélèvements après épandage qui peuvent permettent de vérifier le respect des objectifs de protection.
    Il faut donc que la réglementation fixe des objectifs chiffrés et vérifiables par prélèvements sur les propriétés habitées ou occupées par le public.

    3 – Il conviendrait de rappeler, à l’article L253-8, le besoin fondamental qui est de ne pas mettre en danger la santé, des opérateurs, des personnes présentes et des résidents. Cela peut se traduire par la référence aux AOEL et AAOEL de chaque substance utilisée.

    4 – Une charte d’engagements, même signée par le préfet, n’est pas juridiquement opposable. Ce n’est qu’un recueil de bonnes intentions non contraignantes.

    5 – Il doit être de la responsabilité (pénale) des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de limites vérifiables ainsi que la non-contamination des zones habitées (logements et jardins d’agrément) ou occupées par des tiers (institutions et ERP) au titre du principe de droit « Nul ne peut causer à autrui un préjudice anormal de voisinage ».

    6 – Le respect de ces limites doit pouvoir être vérifié par prélèvements sur les surfaces habitées ou occupées par le public. Il faut donc définir des concentrations surfaciques maximales sur ces surfaces (terrain et constructions) après application.

    7 – Une solution plus efficace serait d’inciter et aider les agriculteurs à cultiver en BIO les parcelles situés à proximité des zones habitées ou occupées par le public.

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  8. Charleyn

    8 octobre 2019 à 7 h 28 min

    Bonjour je suis vraiment heureuse que quelqu’un osé enfin parler. Je suis représentent ante des saisonniers et saisonnière au pays Basque pour la récolte des piments et ici c’est pareil. On ne nous toléré pas et nous sommes parquer sur un terrain très excentré de nos lieux de travail, sans ombre, sans toilettes sans douches… Français, espagnol, italien, argentin…. Aucun maire et aucun producteur ne veut nous donner la dignité que l’on mérite… Je suis outrée de la considération que l’on a pour les « petites mains » qui font la richesse des producteurs. Je vous invite à venir nous voir pour vous rendre compte par vous même.

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  9. Viviani

    8 octobre 2019 à 0 h 44 min

    Je viens de lire votre article, et cela ne m’étonne guère, c’est même honteux de leur part de d’enrichir en exploitant l’être humain je suis aussi salarié agricole dans les vignes et on utilise aussi des produits, heureusement, j’ai aussi travaille pour des petits vignerons qui ont une conscience et qui traite au minimum et qui utilise des produits naturel et cela fonctionne très bien, il faut arrêter d’utiliser des produits chimiques qui détruit la terre, ou alors les utiliser au strict minimum,

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