Voilà que le masque tombe,  le journal SO révèle au grand jour sa plume d’attaché de presse des vins de Bdx*.
Dans un article non signé, le quotidien nous présente le foutage de gueule redondant qu’est la pseudo charte -si en principe ce terme sous entend la notion d’accord entre plusieurs parties là en l’occurrence c’est plutôt de l’auto-proclamation – rédigée par le Conseil des Grands Crus Classés lui-même. Il est vrai que l’on est jamais si bien servi que par soi-même, surtout lorsqu’on est le seul convaincu de ce qu’on proclame. 
Second round ici d’un cirque bien dramatique qui avait débuté en avril dernier avec la cérémonie des Grammy Awards à la cité du vin*, au cours de laquelle SO était déjà partenaire officiel d’une auto-congratulation entre has been d’une viticulture qui l’est tout autant.
Dans cette charte dite d’excellence, le terme est présent 7 fois..Mais suffit-il de répéter comme le fait l’enfant – l’innocence en plus- pour convaincre ?….les Grands Crus classés du Médoc, affirment ! respecter la législation en vigueur. A croire que nous ne côtoyons pas les mêmes rangs de vigne et les mêmes petites mains d’une ombre devenue ténèbre. 
Parce que de respect de la loi et de respect tout court dans la viticulture que je pratique depuis 25 ans, il n’y a pas et il n’y a jamais eu. L’objectif n’est pas ici de mettre des noms ou des fonctions sur le bûcher de la justice populaire – chaque chose en son temps – mais de rétablir quelques faits oubliés.  
Si application de la loi, il y a, c’est toujours à sens unique et souvent dans le même, de sens ! Pas question de faire l’impasse sur des baisses voire exonérations de cotisations, la suppression de la prime de précarité, l’opportunité de faire travailler gratuitement un jour férié…. C’est incroyable comme ils s’approprient ces nouvelles mesures à la vitesse de la lumière quand celles à la faveur des travailleurs des vignes sont elles, encore inconnues plus de dix ans après leur entrée en vigueur. Ces âmes désintéressées souffriraient-elles de phobie législative comme d’autres de phobie fiscale ?!
Le Collectif Info Médoc Pesticides qui travaille à combler leurs lacunes et à rassurer leurs appréhensions, se propose de les accompagner dans leur thérapie en attendant de pied ferme et dans les plus brefs délais leur mise en conformité avec la législation sur la communication de l’identité des produits chimiques auxquels sont exposés leurs travailleurs actuels, permanents et saisonniers, ainsi que l’envoi de ces informations à tous leurs anciens travailleurs*
Nous attendons avec la même impatience, l’application dans son ensemble de la Convention Collective des Exploitants Agricoles de la Gironde, qui prévoit par exemple la récupération à hauteur de 80% des heures perdues pour cause d’intempéries, ou si elles sont récupérées à 100% leur majoration à 25%. Ainsi que l’équipement en vêtements de pluie, des saisonniers, celui-ci n’étant pas réservé aux permanents. Tout autant que l’information des travailleurs sur leurs droits à la Prévoyance, afin qu’aucune famille ne soit privée de ses droits à cette assurance complémentaire. L’information de chacun d’entre eux sur leur droit de retrait ou d’alerte….et le respect de chacune et chacun d’entre eux en tant que personne et dans sa dignité de Femme, d’Homme et de Travailleur. 
Pendant qu’en Champagne se discute une charte sur le respect des Travailleurs saisonniers*, le Médoc fidèle territoire féodal  relaie ses petites mains aux derniers mots d’une charte au contenu tout aussi imbuvable et indigeste que ses vins !
Quand dans ce monologue, de territoire et de patrimoine médocain il est question, ce n’est nullement pour en intégrer le partage avec sa population, mais uniquement dans sa dimension économique source d’un enrichissement là encore à sens unique. 
Si pendant longtemps, beaucoup trop longtemps, Mesdames, Messieurs les saigneurs de la viticulture médocaine, il vous suffisait de proclamer pour être entendus et écoutés,vous ne détenez plus aujourd’hui le monopole de la communication. Autant plus douloureuse sera la chute. 
Parce qu’il apparaît difficile que dans le contexte actuel, qu’en votre qualité de Hors-Sol vous semblez ignorer, ce recours à la vitrophanie – collage d’une vitrine illusoire sur un vide abyssal – suffise à venir combler une faillite commerciale, environnementale, sociale, sanitaire et humaine, des vins du Médoc.
Marie-Lys Bibeyran.
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Un commentaire

  1. Lessieux

    14 octobre 2019 à 9 h 13 min

    Salut ma Camarade, c’ est extrêmement bien envoyé avec de jolis mots, je crains que ta prose glisse comme la pluie sur le dos des canards sur leurs « melons’ peroxydés sur leurs pifs avinés, marbrés aux narines pesticidés sinon tavelées. Ce qu’ ils s’efforcent de cacher c’ est c’ est surtout leur incurie à envisager l’ avenir avec ce choc climatique et les conséquences sérieuses sur leurs territoires, cette question frappe l’ensemble des continents et surtout les zones côtières. Et pour tout dire leur storytelling ne vaut pas un pet de lapin.Bz à plus.

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