8 ans aujourd’hui. 8 ans d’une vie de lanceuse d’alerte.

Huit années civiles, mais beaucoup plus au regard de l’impact sur ma vie et mes viscères, tellement elles furent intenses. Armée du certificat médical initial qui ouvrait la procédure contre la MSA de la Gironde, en reconnaissance post mortem de maladie professionnelle au nom de mon frère Denis Bibeyran, sûre de mon bon droit, dotée d’une détermination sans faille et d’une colère capable de renverser des montagnes, je croyais ce 31 mai 2011 mesurer l’ampleur de ma tâche.

Née dans une famille de vignerons, le milieu viticole, sa puissance, son monopole sur le territoire médocain, son ancrage moyennageux, je les côtoyais  depuis mon enfance, tout comme l’exploitation de l’ouvrier des vignes jusqu’à sa soumission. Pourtant j’ai sous estimé sa perversité, son arrogance, sa détermination à protéger ses intérêts économiques, envers et contre tout et tous.

Le décor fut rapidement posé avec le château Lalande à Listrac, employeur de mon frère durant 24 ans et  jusqu’à son décès, qui fit immédiatement des difficultés pour communiquer la liste des pesticides auxquels il avait été exposé dans le cadre de son travail chez et pour eux, et s’empressa de me conseiller avec altruisme  de penser aux autres. Ici les autres ce sont eux, leurs intérêts personnels, parce qu’en dehors personne n’existe.Ils se sont également fendus d’une lettre adressée à mon père, lui rappelant innocemment les liens affectifs qui soi disant liaient leurs deux familles, sous couvert de menaces de les voir rompus, si jamais je m’entêtais…Lorsqu’ils comprirent que tel allait être le cas, j’ai été menacée de compromission de leur part de toute future éventuelle recherche d’emploi sur la commune, ils ont aussi lancé la rumeur auprès de la veuve et des enfants de mon frère d’une inévitable exhumation de son corps pour prouver son empoisonnement par les pesticides. Toujours en souvenir et en respect de l’affection qui les unissaient à leur ancien travailleur, ils ont consenti à délivrer la liste des pesticides sur les années 2000 à 2008, pour un contrat de travail ayant débuté en 1984….Une rétention d’information qui a constitué un sacré handicap tout au long de la procédure qui s’est soldée par un refus définitif en novembre 2018, avec le rejet du pourvoi par la Cour de Cassation.

Des firmes phytopharmaceutiques aux employeurs, en passant par l’Etat, les Agences de sécurité sanitaire et la MSA, les responsables peuvent poursuivre sereinement leur quête d’enrichissement sur la santé et la vie des travailleurs des vignes, ils ne seront pas inquiétés.

Ce qui ne s’est pas conquis devant les tribunaux, s’est gagné sur le terrain. Difficile en effet pour qui s’intéresse un peu à la problématique des pesticides, d’ignorer le nom de Denis Bibeyran. La reconnaissance de son statut de victime des pesticides, s’est faite à travers l’énorme médiatisation locale, nationale et internationale, contribuant aussi largement à la révélation du scandale sanitaire des pesticides. J’avais le besoin viscéral de mener cette lutte en son nom parce que convaincue qu’une victime pas reconnue en maladie professionnelle était une victime qui n’existait pas, si je pense toujours cela aujourd’hui, je ne peux plus dire que mon frère est une victime invisible. En cela, sa mort n’aura pas été inutile et est quelque part comme je le souhaitais le dernier round de l’ere de la toute puissance des saigneurs viticoles médocains et bordelais. Dorénavant, les travailleurs des vignes sont informés et les employeurs ne peuvent plus dire qu’ils ne savent pas.

Denis Bibeyran, dans tout ça ?

Vigneron tractoriste passionné, travailleur acharné, cumulant emploi de salarié agricole et gestion de ses propres vignes jusqu’à la vinification de son vin, dont le projet était à 50 ans de démissionner de son emploi pour faire ce qu’il aimait plus que tout, travailler pour lui dans ses vignes et son chai. Fauché  en pleine force de l’âge à 47 ans. Homme de talent, admiré et respecté pour son travail, jalousé par ses pairs voyant en lui l’ouvrier qui sort de sa condition sociale, jamais considéré comme un des leurs. Il le leur rendait bien, détestant ce milieu viticole, en critiquant sévèrement les pratiques, l’exploitation ouvrière, les malversations. Travailleur des vignes était pour lui le moyen d’atteindre son projet, c’était un Homme libre, affranchi de ce monde viticole qui même après sa mort, en faisant barrage à sa reconnaissance de maladie professionnelle, l’a rejeté.

Nous n’avons jamais évoqué ensemble la perspective d’une procédure pour faire reconnaître cette origine professionnelle, mais il était très lucide sur le lien avec son cancer, posant directement la question à son cancérologue « est-ce que c’est dû aux produits de la vigne? », « On vous le dira dans 20 ans » fut la réponse reçue. Son employeur botta également en touche face à la même interrogation, seul un inspecteur du travail que je sollicitai avec son accord mis en cause les pesticides. L’évocation s’arrêta là. Il faisait face à un cancer agressif et disait qu´on lui reprocherait  sûrement sa propre utilisation de pesticides sur ses vignes, même si conscient de la nocivité des produits d’abord pour son vin, qu’il voulait le plus naturel (il n’utilisait aucun intrant lors de la vinification) possible, il en faisait déjà un usage limité. Nos échanges sur le sujet, n’allèrent pas plus loin et tout propos contraire est mensonger et diffamatoire.

Un prix à payer

Denis est parti après 10 mois de souffrance, c’est à la fois très long et trop court. Une telle épreuve si injuste, aussi brutale et violente, laisse des séquelles et l’entente familiale (au sens large) , n’y survit pas toujours. Ajoutez à cela, un engagement de lanceuse d’alerte et de famille, il n’y a plus.

S’attaquer à la puissance viticole, aux saigneurs du Médoc, en étant issue d’une famille de vignerons c’est faire de ses proches ses premiers adversaires. Pourtant bien armée psychologiquement au début de mon engagement, j’ai sous estimé deux choses, l’opposition intrafamiliale et les coups portés aux personnes partageant ma vie.

Je savais que ce ne serait pas aisé avec mon papa âgé, attaché et fondamentalement reconnaissant à cette viticulture médocaine, humble et dévoué durant toute sa vie de maître de chai, 40 ans dans la même propriété viticole là où son père avait lui même travaillé, où son fils et son petit fils sont eux mêmes employés aujourd’hui. Après quelques mois réduits à des échanges verbaux minimalistes, il a ouvert les yeux sur ce monde viticole et ses fossoyeurs. Je ne doute pas que cela accentue la douleur de la disparition de son fils aîné, que de savoir que ceux qu’il admirait tant les ont trahi.

Si la famille de mon frère collabora au début, me fournissant les documents nécessaires et donnant son aval à la procédure en signant la convention d’honoraires avec l’avocat, la rupture est aujourd’hui totale avec cette branche familiale. La dispersion du patrimoine d’une vie, leurs liens privilégiés avec les saigneurs viticoles locaux dont les employeurs de mon frère, la honte qu’ils ont exprimée de porter mon nom et les propos diffamatoires tenus dans la presse locale, ont eu raison de nos relations. Je crois que l’on dépasse là toute facture prévisible et humainement acceptable d’une vie de lanceuse d’alerte.

Lanceur d’alerte on l’est 24h sur 24, ce n’est pas un job que l’on laisse derrière soi en refermant la porte du bureau ou en quittant les rangs de vigne, c’est une seconde peau. Au gré des nouvelles, de l’actualité, des sorties presse, des attentes des décisions des tribunaux et des décisions elles mêmes, c’est un ascenseur émotionnel permanent auquel nous sommes soumis, épuisant pour nous et destabilisant pour l’entourage proche. Si on pourrait s’attarder sur la notion de choix à l’origine de l’engagement d’un lanceur d’alerte – je pense personnellement que c’est quelque chose qui nous est imposé à un moment donné dans notre vie, notre caractère et notre personnalité font que l’on doit endosser cette responsabilité, porter ce combat comme l’on porte sa croix – il est certain que l’entourage lui il n’a pas choisi de vivre avec cet autre qu’est notre engagement  et ce qu’il implique. Durant ces huit années, je n’ai pas été une seule fois totalement déconnectée de l’actualité des pesticides et de celle du Collectif, toujours joignable, recevant les annonces de traitement, les témoignages, les messages, jamais vraiment en vacances même à l’étranger. Pas facile à accepter en plus d’une vie sociale réduite au néant tant les relations amicales s’évanouissent, du harcèlement moral subi dans le travail pour être le conjoint de….,des ruptures familiales, pourtant  sans ce soutien du quotidien rien n’aurait été possible.

Si le 31 mai 2011 j’étais solide aujourd’hui je suis invincible, quand vous avez supporté tout ça vous pouvez survivre à tout.

Le microscosme viticole s’est révélé au grand jour, encore plus pernicieux que je ne le pensais, si j’ai toujours du respect pour la viticulture et ses maîtres d’art, je n’en ai définitivement plus pour celles et ceux qui en sont aux manettes et en ont fait ce qu’elle est aujourd’hui. Ils portent la pleine responsabilité de la perte des lettres de noblesse d’un art qu’est celui de faire du vin et bien pire de la mort de ses Hommes.

Marie-Lys Bibeyran.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 Commentaires

  1. Monique L

    2 juin 2019 à 12 h 39 min

    Courage, votre destin de lanceuse d’alerte en sauvera plus d’un/e… Ici, Montpeyroux, petit village mafieux et riche tournant autour de ses 40 caves, avec chateaux-logements de fonction poussant comme des champignons et certains gros vignerons comme vous les décrivez, dont mon propriétaire, copain avec les autorités, n’hésitant pas à me louer depuis 8 ans un petit logement neuf en ras de vignes, sans permis de construire, ni vide-sanitaire, inondé par le sol plusieurs fois de plusieurs centimètres et par les murs pendant 4 ans avant que Monsieur ne crépisse les parpaings troués du mur de la chambre situé au Nord et n’envoie un de ses ouvriers percer 3 trous au bas du mur du salon pour que l’eau s’écoule la prochaine fois, ceci avec l’assentiment de personnalité de la commune, et logement pulvérisé par les pesticides depuis tout ce temps, entre mai et les vendanges d’octobre, fenêtres poisseuses pleines de petites gouttes d’aspersion toutes les semaines (bien plus dangereuses que la poussière du chemin ou les brindilles balancées dans les fenêtres lors de la pré-taille), alors si j’entends le tracteur avant, j’enlève vite les bols d’eau et les croquettes de chats… Mais encore mieux, un proprio n’ayant pas hésité à faire le tour des vignes à 6 h du matin en plein mois d’août, quand il faisait si chaud du genre 35 degrès à l’intérieur et que j’étais obligée de dormir sur la terrasse (avec murets de 1 m 50), sans que j’ai eu le temps d’entendre venir le tracteur et à m’arroser copieusement sur ma terrasse, avec le bras de sa sulfateuse juste au dessus de ma tête, pour s’arrêter quelques mètres plus loin goguenard, ça c’était la troisième fois, car pour les deux précédentes, il s’était enfui et avait accusé ses employés que je renomme ses esclaves, venant tous du Maghreb, et je ne vous raconte pas la condition de ces pauvres personnes, suant le burnous à 40 degrés et encore Monsieur n’est pas content car ils osent prendre des pauses ou encore Monsieur leur gueule dessus comme des chiens quand ils bossent dans le jardin de sa villa… Voilà… En plus, coupures intempestives de courant parfois 20 fois par jour et nuit, parfois quand il gèle, avec les esclaves logés près de sa cave ou moi qui courent remettre le disjoncteur, une sorte de boite de chantier irriguant pourtant une très grande cave, une villa (la sienne), mon logement et trois de ses employés. Ne parlons pas du compteur électrique dont je n’ai jamais vu les chiffres puisqu’il est chez lui quelque part. Quel chef d’entreprise ayant une once de logique voudrait faire cela ? Personne… Un pervers. Qui jouit de savoir les gens à sa merci. Mais effectivement complètement protégé de toutes part. Et n’hésitant pas à me menacer et menacer mes animaux. En toute impunité. Une petite église-chapelle magnifique et dans son jus de 1700 avec ses statues se trouve rue de la Meillade mais elle contrarie le Dieu Pinard, bien qu’on y ait entreposé sans se gêner nombre de bazar et le matériel lors des fêtes du Dieu Pinard, alors sans même de désacralisation, mais avec une sorte de blanc-seing tacite du clergé, de la DRAC et des habitants qui sont pour la plupart des lâches, on mure son choeur, on donne les statues magnifiques (Jeanne d’Arc, St Roch, St Antoine, et…) ou on les empile, on retrouvera sans doute tous les objets d’église datant du 17ième au moins, en revente sur le Bon Coin, on y installera WC et cuisine, en toute impunité… Quand on sait que Montpeyroux a presque eu un Pape originaire du village, c’est assez décevant… Pour le moment heureusement ma santé assez vacillante (fibromyalgie) est améliorée avec un régime hypo-toxique et j’engage toutes les personnes à y adhérer, et à garder le moral, en attendant de stopper tous ces abrutis qui se croient tout permis, maintenant que le Pinard du Languedoc a ses lettres de noblesse, et qui oublient humilité et honnêteté.

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  2. patrick Lorne

    2 juin 2019 à 9 h 57 min

    La lutte, l’acharnement avec lequel on mêne un combat paye toujours à terme.
    Les efforts, les déceptions, n’ont d’égal que la conviction que l’engagement pris est juste.
    La conviction générale que ce combat doit être mené est évidente.
    Bientôt, il va être reconnu ! On vous remerciera..
    Je vous soutiens et vous souhaite courage et fermeté.
    Je connais bien cela ! moi et quelques uns qui nous battons dans la vallée de Clairvaux près de Troyes en Champagne face à l’implantation d’une centrale à bitume à chaud profitable à un seul ! Sans aucun état d’âme pour les 1500 personnes à qui l’on va imposer une pollution indigne sans qu’ils puissent la refuser..

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  3. Olivia Garlot

    2 juin 2019 à 9 h 31 min

    Bravo, Merci pour votre action et pour ce bilan, bravo à ceux de vos proches qui sont toujours à vos côtés.
    Que les « saigneurs » comme vous l’écrivez, prennent conscience, osent le changement, je l’espère ardemment.
    Nous buvons « bio » depuis longtemps, mais ne choisissons pas l’air que nous respirons…
    Que votre frère continue à armer votre bras. Vous vivez intranquille, et nous vous remercions de votre ardente vigilance.

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  4. Casavecchia Jocelyne

    2 juin 2019 à 8 h 35 min

    Marie-Lys Bonjour Merci, j’ai lu votre lettre au député de la gironde, que pouvons nous attendre de député à la botte d’un président lui même à la botte de ceux que vous combattez, lui ont sait ou sont ses intérêts, mais je viens d’avoir de long échanges avec 2 agriculteurs affiliés à la FNSEA, qui défendent le glyphosate, pesticide dont eux ou les leurs risques d’être victime. Tant que la politique du fric roi sera la règle, rien ne changera. Mais grâce à vous et des centaines d’autres, qui payent très cher le fait d’être lanceur d’alerte, les choses vont changeaient, dans tout le pays la révolte gronde, les pétitions circulent. Une prise de conscience générale émerge, beaucoup ont pris conscience que nous n’avons qu’une seule planète, il faut la protéger. Merci d’être ce que vous êtes, en espérant qu’un jour vos neveux seront reconnaissants que vous n’ayez pas laissé leur père être un simple dommage collatéral, mais être reconnu comme victime du mépris des nantis qui par leurs pratiques l’on assassiné. Courage

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  5. Malonga

    2 juin 2019 à 2 h 28 min

    Merci pour votre action. Grace a vous une prise de conscience et une information au grand public sur les conséquences des pesticides dans le monde viticole a pu être faite. Lanceur d’alerte est un engagement permanent et il nécessite une force de caractère qui vous caractérise et qui epuise aussi. Vous avez notre soutien. Prenez soin de vous.

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  6. Beguin Patrizia

    1 juin 2019 à 12 h 36 min

    Chère Marie-Lys,
    Vous avez le courage, la dignité et la détermination d’une femme formidable !
    Vous pouvez être fière de vous comme le serait votre frère Denis.
    Si vous croyez la la force des esprits, vous pouvez penser que Denis est plein de reconnaissance à votre égard
    Votre combat est par ailleurs utile et salutaire pour tous.
    N’oubliez pas cependant de penser à vous en vous ménageant, et accordez vous le droit de déconnecter parfois pour ne pas vous  » tuer » dans ce combat.
    Avec toute ma compassion pour votre chagrin, votre colère et tous ces sentiments qui animent lors des injustices criminelles, je vous embrasse
    Soyez heureuse malgré tout

    Répondre

  7. Fournier Isabelle

    1 juin 2019 à 12 h 23 min

    MERCI d’être celle que vous êtes !
    Vous avez par votre combat, patience et ténacité fait bouger les lignes des idées reçues, dénoncés les modes de culture pollueurs et agressifs pour la nature comme pour les humains.
    Nous vous devons beaucoup au nom de la mémoire et de l’amour que vous portez à votre frère.
    Vous avez déplacé des montagnes en entrant en résistance.
    Votre vie est exemple de sacrifice et d’amour.
    Merci et bonne continuation
    Isabelle

    Répondre

  8. Vuillaume

    1 juin 2019 à 12 h 02 min

    Et malgré tout cela et les autres cas, pires encore dans des pays étrangers, notre président refuse d’interdire tous ces produits assassins qui volent partout. Qui portera plainte pour homicide volontaire ?Quelques états ont totalement aboli l’usage de ces poisons. Pourquoi pas nous ? C’est une question de vie et de mort pour nos successeurs. Jean 86 ans.

    Répondre

  9. jOËLLE LACHAUD

    1 juin 2019 à 11 h 46 min

    Merci pour ce long combat qui n’est jamais fini, pour votre frère, pour toutes celles et ceux qui sont ou vont être malades.
    Vous n’êtes pas seule.
    Continuez à nous tenir au courant.
    À mon petit niveau, je suis un relai pour informer sur une radio locale et pour n’acheter que du vin bio.
    N’oublions jamais que notre argent et nos choix ont du pouvoir pour faire changer les choses.
    Affectueusement
    Joëlle

    Répondre

  10. Jean Garnier

    1 juin 2019 à 11 h 18 min

    MERCI mille fois…

    Avec vous et toutes les personnes de bonne volonté, je forme des vœux pour que la totalité de la viticulture française passe rapidement au bio, même chose pour l’agriculture.

    Répondre

  11. Dominique MARTIN

    1 juin 2019 à 11 h 02 min

    MERCI de votre force, de votre respect de votre frère et de votre capacité à rester calme et éclairante pour tous ceux qui essayent de garder de la lucidité, dans un monde dirigé par les forces les plus cupides et stupides dont le programme peut se résumer à la destruction.
    Liberté (surveillée), (in)-égalité plus criante qu’avant 1789, et fraternité (sauf avec…) sont devenues les évidences d’une civilisation de l’hypnose.
    Nous avons tellement besoin de gens courageux comme vous, pour faire face à ces criminels légaux !
    En seront nous dignes ?

    Répondre

  12. Maddy STOLTZ

    1 juin 2019 à 9 h 48 min

    MERCI MERCI MERCI
    Je rejoins tous les commentaires ci-dessus.
    Malgré, peut-être, les apparences (perte d’amitiés), vous n’êtes pas seule.
    Pour vos amis, sans doute, est-ce trop difficile d’envisager les changements…
    Moi aussi, je ne bois que du vin bio. Nos choix d’achats responsables font, petit à petit , évoluer les comportements.
    La prise de conscience est longue, mais progressive. Il y a 40 ans, nous étions très marginaux à promouvoir la bio. Et en 2019…il y a de plus en plus de personnes adeptes de production responsable; outre un effet de mode, il y a de vrais changements de conscience.
    Recevez tous mes chaleureux encouragements !

    Répondre

  13. Fanchon

    1 juin 2019 à 9 h 37 min

    Ne doutez pas un instant que votre combat est minime! Il est un grand exemple de courage et avec toutes les personnes comme vous, l’édifice des tout puissants empoisonneurs s’effrite. J’habite près d’un viticulteur qui est persuadé ( malgré tous les exemples qu’il a pu voir dans son département du Var et ailleurs) que la culture biologique de la vigne n’est pas possible. Nous ne désespérons pas de le faire changer d’avis….
    Restez invincible, nous avons besoin de vous.Merci.

    Répondre

  14. Jean-Pierre HOULLEMARE

    1 juin 2019 à 8 h 10 min

    Je vous remercie vivement pour ce bilan très émouvant de votre action. Votre engagement n’aura pas été vain et les choses bougent, ici ou là, en matière d’alerte – toujours combattue bien sûr par les plus cupides – et de prise de conscience de la société en général. La cause écologiste vous doit beaucoup. Si vous en avez encore la force, essayez de regrouper toutes les étapes de votre combat dans un livre qui j’en suis certain trouverait un éditeur et surtout un lectorat reconnaissant. Bon courage pour le futur…

    Répondre

  15. Benoît Jung

    1 juin 2019 à 7 h 51 min

    Bravo, bravo, bravo… et merci pour l’exemple que vous donnez !
    Je n’achète déjà plus que du vin bio.

    Répondre

  16. Jessica

    1 juin 2019 à 7 h 35 min

    Bravo pour votre combat; votre témoignage est poignant, le choix des mots très juste, je suis émue et admirative. Les lanceurs d’alerte sont des héros de courage et d’engagement, de persévérance. Merci!

    Répondre

  17. Vincent

    1 juin 2019 à 1 h 09 min

    Je suis touché par votre témoignage et impressionné par votre détermination et votre abnégation.
    Oui, même à l’autre bout de la France, en Alsace, le nom de Bibeyran me parle. Avoir réussi à médiatiser cette histoire est déjà une victoire. Heureusement que des lanceurs d’alerte comme vous existent pour ouvrir les yeux des autres citoyens. Merci pour ce que vous faites.

    Répondre

  18. MOREL

    31 mai 2019 à 22 h 31 min

    Les lanceuses et lanceurs d’alerte sont les héros des temps modernes tellement leur combat est long, rude, nerveusement épuisant … MERCI à elles et à eux !

    Répondre

  19. Sansoz

    31 mai 2019 à 21 h 24 min

    Un grand grand MERCI….Votre vie n’est pas facile, vous oeuvrez pour une juste cause , et vous vous heurtez aux intérêts financiers d’une minorité qui n’a pas de respect pour la santé de leurs employés, qui ne prend pas en considération le danger du Sulfatage de produits toxiques sur les personnes vivant à proximité de leurs vignes . On imagine le  » je m’enfoutisme  » vis à vis de la qualité du produit vendu à la clientèle.

    Répondre

  20. Sylviane

    31 mai 2019 à 20 h 47 min

    Votre détermination sans faille est admirable, je ne peux que grandement vous féliciter pour votre action. La justice n’est pas compréhensible au regard des faits. La portée de votre combat est énorme, l’impact le plus bénéfique touche tant les travailleurs et par ricochet les consommateurs que nous sommes. Grand merci à vous.

    Répondre

  21. michelle sannier-drossart

    31 mai 2019 à 20 h 21 min

    Votre combat est admirable, a porté et portera ses fruits. Votre récit est particulièrement poignant, mais ne saurait décourager des personnes animées du flambeau de la vérité.
    Du chemin reste à faire, quand on lit notamment qu’un vigneron biodynamique est actuellement condamné à détruire son vin, qui lui ne comprend pas tous ces poisons, au prétexte qu’il serait trop acide (ce qui n’est même pas démontré).

    Répondre

  22. JeanPaul

    31 mai 2019 à 19 h 42 min

    Je salue votre courage et votre persévérance, vous faites le travail que devrait faire nos organismes de santé et nos politiques. Soyez-en remerciée. La seule chose que je fais aujourd’hui c’est d’acheter du vin bio mais je ne suis pas entièrement sur qu’il ne contient pas malgré tout des pesticides.

    Répondre

  23. Atti

    31 mai 2019 à 19 h 37 min

    Merci pour ce témoignage fort, lucide et admirable. Notre société avun grand besoin de se remettre en question et de se renouveler, mais peu de changements sont possibles sans combats et nous avons besoin de personned comme vous pour de nombreux combats… bonne route a vous et ne lachez rien vous permettez a de nombreuses personnes d’eviter le sort de votre frère, et
    vous en empêchez d’autres de dormir tranquile…

    Répondre

  24. Mifsud

    31 mai 2019 à 19 h 15 min

    Je suis pleine d’admiration. .Merci pour votre courage …

    Répondre

  25. LOISELET

    31 mai 2019 à 19 h 07 min

    Un grand bravo à vous, je suis, à mon petit niveau, également une lanceuse d’alerte, j’ai été virée ! c’était il y a plus de 20 ans, et le danger, c’était le benzène que ma société transportait, sans tout le respect des règles de protection des salariés. Mais, impossible pour moi de fermer les yeux et de dormir tranquille. Depuis, un des responsables est mort du cancer … certainement lié au benzène !! sans commentaires !

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  26. Rachel Marin

    31 mai 2019 à 18 h 39 min

    BRAVO , vous nous donnez une leçon de courage ,à l’instar de tous ceux qui résistent vous êtes une héroïne

    Répondre

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