Jacques, réponse Fourcas Dupré.

 Jacques a travaillé des années dans les vignes du Médoc, il effectuait les travaux saisonniers manuels été comme hiver. Il fut à ce titre exposé aux pulvérisations de pesticides, fongicides, herbicides, insecticides y compris à l’arsénite de sodium jusqu’à son interdiction fin 2001. Il a supporté leurs effets immédiats comme à retardement.

Aujourd’hui atteint d’un cancer et militant contre l’utilisation et l’omerta de ces poisons légaux, il a entrepris de demander à tous ses anciens employeurs viticoles, d’appliquer enfin la législation sur le travail. S’ils n’ont jamais respecté le travailleur qu’il était, vont-ils aujourd’hui davantage respecter l’homme qu’ils ont condamné à la maladie et au silence durant toutes ces années ?!

Jacques veut faire de sa démarche un exemple,  si lui n’obtient pas ces informations pourtant obligatoires (articles R4412-3 et R4412-38 du code du travail), au moins souhaite-t-il ouvrir la voie pour ceux pour qui il est encore temps de prévenir sinon la maladie du moins l’omerta sur des conditions de travail qui sous couvert de pénibilité et de nécessité cachent un esclavage qui n’a rien de moderne.

Après des décennies d’obscurité et de soumission silencieuse,  les travailleurs des vignes sortent de l’ombre et prennent la parole, avec au bout de la lutte  leur dignité à recouvrer.

Le Collectif Info Médoc Pesticides se tient à leurs côtés.

A noter que dans sa réponse, le château Fourcas Dupré renvoie Jacques vers le médecin du travail. Or, c’est le travailleur lui-même qui doit être informé de l’identité des produits chimiques auxquels il est exposé et en temps réel. Jacques pourrait demander son dossier médical auprès de la médecine du travail….Cependant,  non seulement les exemplaires que j’ai été amenée à consulter étaient chaque fois très sommaires et ne comportaient jamais une quelconque information sur l’exposition aux pesticides,  mais il s’agissait  de travailleurs des vignes permanents….or Jacques était saisonnier, il n’a donc pas été reçu par la médecine du travail…

Alors qui est responsable, sinon  l’employeur ?!

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Un commentaire

  1. fleuret

    23 février 2019 à 18 h 42 min

    il faut que ce soit mis sur la place publique denoncer les viticulteurs les syndicats dit majoritaires les deputes
    les senateurs lesgouvernementsles lobies pour les pousuivre pour empoisoment contre l humanite

    Répondre

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