Je suis allée ce mercredi 21 novembre, au Salon Vinitech de Bordeaux. Le principe ? des stands et des stands de présentation et démonstration de matériel agricole. Ainsi que des conférences, la vraie raison de ma visite sur le salon. 

Au programme de ma matinée (j’avais prévu de rester la journée, mais en raison du mouvement des gilets jaunes, une conférence a été annulée) : 

- Comment relever le défi de la transition écologique au vignoble ? 

Le terme « transition » renvoyant à l’idée d’aller vers…l’optimisme aurait pu être de rigueur. Aurait pu seulement. Le ton fut vite donné « Objectif : 50% des exploitations certifiées Haute Valeur Environnementale » d’ici 2025. 

HVE = une fumisterie, un fourre tout au même titre que le plan Ecophyto, que le SME prôné par le CIVB…

Toute la conférence et au fur et à mesure des intervenants, a consisté en une démonstration des moyens humains et financiers déployés pour atteindre une viticulture dite de précision. Entendre par là, développement de logiciels tous plus performants les uns que les autres venant assister le professionnel viticole dans sa prise de décision, quant à l’intervention chimique sur son vignoble. Quand doit-il traiter ? à quelle dose ?

Développement d’une labellisation des pulvérisateurs, en fonction de la quantité de produit qui atteint sa cible…

Etudes en cours sur les dérives…

Avant-dernier chapitre sur les variétés de plants de vignes résistantes aux maladies et dernier sur le biocontrôle présenté comme long à mettre en place pour une efficacité limitée.

On pourrait se réjouir de ces mesures s’il ne s’agissait là que d’une étape transitoire, mais à aucun moment n’est évoquée un objectif d’aller vers une viticulture bordelaise sans pesticides. Autant de moyens et d’énergies déployés pour une viticulture où la santé de l’opérateur, des travailleurs des vignes et des populations riveraines et la protection de l’environnement ne sont toujours pas intégrées. 

Sans compter que nous avons eu droit à des élucubrations selon lesquelles le port d’équipements de protection individuelle (tenue de cosmonaute) pourrait être rendu obligatoire pour l’agriculture biologique, alors que cela n’apparaît dans aucune des notes de l’ANSES, sur le sujet. L’intervenant précisant que le cuivre présenterait des dangers pour les utilisateurs. Des preuves ??

Mais le CIVB n’a de cesse de nous le répéter, il n’y a pas assez d’argent pour accompagner la viticulture vers une conversion bio !

 

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par Collectif Info Médoc Pesticides
Charger d'autres écrits dans Actualités

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Vignes: promenade interdite du 15 avril au 15 septembre !

Vendredi matin avec mon collègue de travail, nous avons eu la visite d’un couple de …