Messieurs les viticulteurs listracais,

Par la réception du courrier type que nous vous avons adressé au printemps dernier, vous avez  pris connaissance de nos préoccupations quant aux effets sanitaires des pesticides que vous appliquez sur vos vignes. Inquiétudes dont la légitimité n’est plus à débattre, aussi bien d’un point de vue scientifique que juridique,  les études sur la mise en danger de la santé publique étant concordantes et l’article 14 du règlement européen du 21 octobre 2009, fait des habitants un groupe vulnérable, qui si ils le demandent peuvent recevoir une information sur les traitements effectués, en vertu de l’article 31 de ce même règlement.

Malgré toutes ces précisions apportées dans nos courriers, malgré le fait que vos instances dirigeantes, Organisme de Défense et de Gestion et Comité Interprofessionnel des Vins de Bordeaux émettent des recommandations à destination de votre profession, incitant à informer vos concitoyens en amont de la saison de traitement sur le déroulé de celle-ci, ainsi que plus particulièrement vos riverains et les randonneurs (pris en considération par l’ODG lors de son AG de février 2015) sur les dates de traitements, notre requête est restée lettre morte ou a été reçue comme un affront .

Vous qui semblez ne pas tolérer la moindre contrainte, accepteriez-vous d’être pris en otage comme nous le sommes ?! Privés de la moindre information de votre part, sommes-nous destinés à laisser nos maisons fermées du 20 avril au 15 septembre ? Sommes-nous privés des plaisirs de partager un repas sur notre terrasse, tout le long de la période estivale ? Nos enfants ou petits-enfants sont-ils condamnés à rester renfermés dans nos maisons, privés des joies liées aux jeux extérieurs ? Sommes-nous privés de la liberté de pratiquer la marche, la course à pied ou le vélo sur les routes communales  …..Au cas où vous surgiriez avec vos pulvérisateurs ?!

Ou peut-être sommes-nous condamnés à déménager, à condition que nous puissions trouver acheteur naïf ?

Peut-être sous-estimez-vous pour nous riverains et promeneurs l’importance  d’être informés de vos dates de traitements ? Savoir quels jours nous ne devons pas laisser nos maisons ouvertes, quels jours nous ne pouvons pas aller nous promener, c’est disposer de notre liberté d’aller et de venir tous les autres jours, tout en protégeant les nôtres !

Certains de vos collègues n’ont pas rencontré de difficultés particulières susceptibles de faire obstacle à la délivrance de cette information, acceptant spontanément ou après discussion d’accéder à la requête de leurs voisins. Conscients qu’ils sont peut-être qu’informer c’est d’abord échanger et donc dialoguer.

L’image de la viticulture en général pâtit de votre refus de communication, or chacun d’entre nous, n’est-il pas un acheteur potentiel…Messieurs les viticulteurs, cette lettre est un appel, un appel à votre bon sens, le fameux bon sens paysan !

Nous riverains et promeneurs listracais, vous demandons de nous informer de vos jours de traitements, afin que nous puissions protéger nos familles, nous protéger.

Signé par une vingtaine de riverains et/ou promeneurs listracais.

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2 Commentaires

  1. Un homme de la bio...

    31 juillet 2015 à 16 h 12 min

    Quand je vois le nombre de morts sur les routes chaque année, je ne comprend pas que les concessionnaires puissent vendre librement ces armes. En tous cas, je demande à tous les utilisateurs de véhicules motorisés de me prévenir quand ils veulent chasser de l’humain avec leurs moteurs de me prévenir pour que je ferme ma famille dans ma maison. Je ne vous parle pas de la cigarette… elle tue plusieurs milliers de personnes chaque année et elle est vente libre. Pire, plus il y a de fumeurs et plus l’état s’enrichit. Ce n’est pas une honte ça ?
    On devrait aussi supprimer les agriculteurs qui nous polluent. Plus d’agriculteurs, plus de pollution. Et puis le gras, comme ça plus d’obèses. Et le sucre, comme ça plus de diabétiques. Et le sel, plus d’hypertension. Et les extrémistes de tous poils comme ça plus de cons !
    Quand à dialoguer avec vous, je me demander si vraiment vous savez ce que veux dire dialoguer…
    Vous êtes complètement enfermée dans votre douleur, que je comprends parfaitement, mais vous n’avez plus du tout de recul. Vous morde à tout va comme un chien enragé en détruisant petit à petit le bon sens du début de votre action. J’avais une oreille action trentième quand j’ai commencé à suivre votre combat. Mais depuis, vous avez dit tellement de bêtise et de fausses vérités, de raccourcis tellement faciles que vous n’êtes plus de tout crédible à mes yeux.
    Juste une dernière chose pour remettre les choses à leurs places. Je tiens à vous signaler que si c’était possible, les agriculteurs, quels qu’ils soient (petits comme SAS) s’ils pouvez ne plus traiter pour avoir une récolte vendable, ils signe raient de suite. Traiter, c’est du temps, de l’argent et de la saloperie. Et croyez bien que la à majorité d’entre eux en sont bien conscients.
    J’en ai vraiment marre que vous vous acharnez sur les viticulteurs sans faire de distinction.
    Certains sont des salops, comme partout, mais la plupart sont de braves gens qui font ce qu’ils peuvent, ne serait ce qui je pour vivre de leur travail.
    Donc, continuez votre combat pour sensibiliser tout le monde a consciente problème, mais sans montrer du doigt et sans dire qu’il eue tous les agriculteurs sont des cons !
    Merci, ça soulage…

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    • Marie-Lys Bibeyran

      31 juillet 2015 à 21 h 01 min

      Cela me fait toujours sourire la facilité à s’exprimer, lorsque c’est sous anonymat!
      Un peu de courage, voyons!

      Répondre

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