Vous l’aurez compris j’étais ce matin au Forum Environnemental de la filière des vins de Bordeaux. Arrivée en retard, je fis mon entrée sans aucune discrétion, étant obligée de descendre jusqu’aux premières rangées tant les annonces ( ?) étaient attendues, à moins que ce ne soit le repas qui soit réputé abreuvant.

 

L’intervention de Stéphane Amant sur le plan Climat 2020 était commencée, juste le temps pour moi de sortir l’attirail nécessaire pour ne pas en perdre une lettre et déjà une phrase m’interpelle :

« L’humain ne doit pas être sacrifié sur le terrain de l’environnement »

Le ton était donné, le décor était planté….

La description de la mise en place de Groupes de Travail sur cette thématique Climat 2020 sera suivie de l’intervention de Mr Christophe Guilbaut pour EDF qui explique comment réduire sa consommation d’énergie lorsque l’on est viticulteur.

 

Eva Mondini quant à elle vient dresser un tableau idyllique du Système Management Environnemental (SME), un tableau d’où est banni le terme de PESTICIDES remplacé par des intrants ou la protection phytosanitaire, ou quand des Mots cachent des Maux plus profonds…Tout est beau dans la viticulture bordelaise, les professionnels réduisent leur recours aux intrants, surtout les herbicides….

Aucune évocation en revanche des fongicides, et le problème de la Flavescence dorée sera juste survolé.

Valorisation également du site bordeauxprof.com qui via la diffusion de bulletins météo précis, et une évaluation du risque de développement épidémique permet de mieux traiter la vigne.

Tout est fait autour de la nécessité d’utiliser des pesticides, le contraire n’est pas envisagé.

 

Vient le moment des questions du public, j’en profite pour interpeller Bernard Farges :

« Vous décrivez un monde quasi idéal ou les professionnels utiliseraient de moins en moins de pesticides, ou du moins les utiliseraient en conscience de la proximité des riverains et peut-être des enfants, peut-on espérer prochainement un mea culpa du CIVB sur le déni de l’existence des victimes des pesticides ? »

Embarras chez les intervenants et pas que…

Réponse d’abord de Denis Cheissoux, ce qu’il s’est passé à Villeneuve sur Blaye fut un coup de règle sur les doigts de la profession et ne représente pas l’ensemble de la profession. Les arboriculteurs sont les plus touchés, et il faut voir ce qui est déjà fait depuis 15 ans dans la profession….

Réponse ensuite de Bernard Farges : « Vous m’avez posé une question directe, je vous ferai donc une réponse directe, non il n’y aura pas de mea culpa du CIVB parce qu’il n’y a pas à en avoir ». Beaucoup d’améliorations réalisées….

 

Après la pause, une grosse partie sur l’économie circulaire avec l’exemple des déchets, diminution via le recyclage. A noter l’intervention de Muriel Barthes du CIVB qui évoque l’avantage de l’activité viticole de ne pas être délocalisable, mais pas un mot sur la délocalisation de la main d’œuvre….Elle évoque la diminution des Gaz à Effets de Serre par la réduction des intrants, il y aurait ainsi 85% d’enherbement mais il n’y a qu’aux touristes que l’on peut faire croire que l’enherbement signifie l’absence total d’herbicides.

 

Claire Douence vient nous présenter le rôle des distilleries viticoles, ou quand on apprend que tout se recycle dans un grain de raisin et que l’on est vraiment inondés de résidus de pesticides viticoles.

 

En conclusion Bernard Farges dit ceci « la filière des vins de Bordeaux a toujours agit, elle agit et agira toujours ».

 

Marie-Lys Bibeyran.

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