Le Monde.fr | 24.12.2014 à 11h50 | Par Martine Valo

Un épandage de pesticide à Vimy (Pas-de-Calais) en juin 2014.

C’est officiel : il y a toujours plus d’herbicides, d’insecticides et de fongicides dans les campagnes françaises. En moyenne, sur la période 2011-2013, les cultures ont reçu 5 % de produits phytosanitaires en plus par rapport à 2009-2011. Météo pluvieuse aidant, en 2013, l’agriculture en a même utilisé 9 % de plus que l’année précédente. Le ministère de l’agriculture l’a annoncé sur son site lundi 22 décembre, dans l’après-midi. Pour ses services qui conduisent le plan Ecophyto destiné à inciter les exploitants à changer de pratiques, l’échec est patent.

Ce plan lancé en 2009 dans la foulée du Grenelle de l’environnement pour diviser par deux l’usage des produits phytosanitaires à l’horizon 2018 repose sur la bonne volonté des acteurs. Il a bénéficié de moyens considérables : 360 millions d’euros en cinq ans. Mais « les agriculteurs ne se sont que très marginalement appropriés » les exemples de cultures à la fois économes et performantes et les divers outils qui leur sont fournis, constatent les rédacteurs de la note 2014 de suivi d’Ecophyto.

Du côté des collectivités locales, en revanche, des jardiniers amateurs et autres utilisateurs de phytosanitaires en dehors de l’agriculture de réels progrès ont été accomplis. C’est le cas par exem…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/24/malgre-les-alertes-le-recours-aux-pesticides-ne-cesse-d-augmenter_4545852_3244.html#KbPpmDUsqoutXHMQ.99

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2 Commentaires

  1. infomedocpesticides

    26 décembre 2014 à 13 h 41 min

    fran275 ,
    Facile de se cacher derrière un pseudonyme , si vous voulez continuer à vous exprimer ici , je vous prie de le faire sous votre véritable identité.

    Répondre

  2. fran275

    26 décembre 2014 à 11 h 09 min

    Pourquoi échec?Le nombre de traitements a augmenté parce que les conditions climatiques ont été très défavorables aux cultures et qu’il a fallu protéger plus.Les agriculteurs ne sont pas fous, ils ne dépensent pas si le besoin n’est pas là.Contre les maladies, quand la pression infectieuse est maxi, il n’existe pas de méthode prophylactique et alternative au chimique efficace.Notons que les traitements avaient diminué, preuve que le systématique est remplacé par le raisonné.Ce qui est une bonne nouvelle.

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