Ci-dessous le texte du courrier que j’ai envoyé au Journal du Médoc en réaction aux articles sur l’agriculture publiés la semaine passée.

Les doléances du monde agricole font la Une et occupent une grande partie du dernier numéro du Journal Du Médoc. Mais ce n’est pas tant le sujet que son contenu qui m’incite à m’exprimer ici.

ssé de me le rappeler, j’ai à mes heures bénéficié de l’écho de ces pages.

Ce qui m’interpelle c’est l’absence de contre argument, comme si les propos de ces exploitants agricoles étaient paroles d’évangile. Je me souviens que dans les articles qui m’étaient consacrés, mes dires étaient confrontés à un professionnel de la viticulture (membre de l’Organisme de Défense et de Gestion etc…) ou du moins mis en parallèle avec les contraintes économiques de la presqu’île. Alors pourquoi ne pas avoir opposé les pratiques agricoles des éleveurs Daubin avec un éleveur Bio ou un céréalier Bio, il y en a en Médoc  j’en connais. Je peux vous assurer qu’ils n’ont pas besoin de soja OGM eux, et l’eau de leurs fossés vous pouvez en boire !

La parole aurait-elle un poids différent selon qu’elle émane d’un exploitant agricole ou d’un salarié ? Ou d’une victime ?!

Les victimes justement, les grandes absentes de ces pages. Pourtant ce n’est pas faute de reconnaissance scientifique du caractère mortifère des pesticides. La viticulture peut croire en la bonne foi des laboratoires pharmaceutiques, pensant peut-être ainsi soulager la conscience de la profession agricole.

Les victimes sont là, j’en connais aussi. Mais elles, elles ne vous parleront pas. Témoins quelles sont du lynchage dont je fais parfois l’objet, elles préfèrent rester dans l’ombre. Je ne peux que les comprendre.

Je ne me plains pas, ce rôle je l’ai choisi je l’assume !

Mais ce n’est pas parce que l’on fait comme si un problème n’existait pas, qu’il disparait. Le cancer de l’agriculture ce ne sont pas les pesticides, c’est votre silence, votre déni. De victimes potentielles vous en devenez complices.

Mon but n’a jamais été de nuire à la profession…à laquelle j’appartiens (j’ai la naïveté de croire que les salariés en font partie intégrante) mais de provoquer un éveil des consciences.

Cet éveil se fera, avec ou sans vous, tôt ou tard, vous en sortirez grandis ou pas….

 

Marie-Lys Bibeyran.

 

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