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Alors que l’ANSES co-organise avec l’EFSA demain et après demain un colloque intitulé « Expositions professionnelles aux pesticides – Enjeux pour la recherche, l’évaluation et la prévention » des associations de défenses des victimes des pesticides et autres substances chimiques, de l’environnement, des syndicats, des médecins… communiquent pour soutenir tous ces salariés qui chaque jour sont exposés à ces substances chimiques qui menacent leur santé.

Contexte. Depuis plusieurs années de nombreux professionnels exposés aux pesticides dans le cadre de leur travail, notamment des salariés, se sont manifestés du fait de l’impact de ces produits sur leur santé. Certains ont obtenu une forme de reconnaissance notamment lors de victoire dans des procédures juridiques avec des délibérés condamnant les employeurs pour faute inexcusable comme ce fut le cas de Mme S.[1] ou encore pour les salariés de Triskalia[2], d’autre obtenaient cette reconnaissance grâce au lien qui était fait entre la survenue de leur maladie et l’exercice de leur métier, comme ce fut le cas de G. Vendé ou de JM Bony[3]. Il s’avère que dans de nombreux cas, les mesures de protection, vis-à-vis des expositions aux pesticides, n’ont pas été prises à la hauteur des risques sanitaires encourus ; risques aujourd’hui avérés comme en témoigne, l’Appel des médecins ou encore l’expertise INSERM sur le sujet. De même, les équipements de protection – sensés « protéger » – et qui pourraient être mis à disposition ne remplissent pas efficacement leur fonction parce qu’ils ne sont pas testés et/ou adaptés à ce type de toxiques.

Soutenir ces professionnels, une nécessité. Tous ces salariés, qui se battent, témoignent d’un grand courage pour eux-mêmes mais aussi pour les autres (affronter la maladie, la mort et le regard parfois inquisiteur des autres professionnels). Dans ce combat pour la reconnaissance de leur situation, ces personnes subissent parfois (souvent) de très grandes pressions et sont doublement victimes: ils sont malades mais en plus souvent, ils sont montrés du doigt sur leur lieu de travail, allant même jusqu’à être licenciés (comme ce fut le cas des salariés de Triskalia).

De l’intimidation aux pressions. Forts de toutes les informations sur les conséquences sanitaires des pesticides et malgré les pressions, de nombreux salariés continuent d’alerter sur ces risques que les pesticides font courir à leur santé.  Certains le disent plus haut et fort, c’est le cas de ML Bibeyran, qui aujourd’hui, parce qu’elle se bat pour sa santé, pour celle des autres salariés, pour les riverains mais aussi en mémoire de son frère, se retrouve dans une situation professionnelle délicate. Elle subit des pressions que les signataires de ce communiqué veulent aujourd’hui dénoncer.

Nos organisations jugent ces pratiques abusives inacceptables. Nous réclamons pour Marie-Lys et tous les autres le droit à la liberté de dire et dénoncer le danger des pesticides. En outre, il est absolument nécessaire que la réglementation du code du travail soit appliquée et renforcée, afin que les salariés au même titre que les employeurs – qui eux-mêmes peuvent être exposés à ces risques – ne soient pas impactés par les pesticides.Nul ne devrait être inquiété parce qu’il dit haut et fort ce que d’autres ne veulent pas voir ni entendre. Et comme tous les lanceurs d’alerte d’Henri Pézerat en passant par Rachel Carlson, ML Bibeyran, mérite être soutenue, protégée et écoutée. C’est ce que font aujourd’hui nos organisations.

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