REGLES DE BON VOISINAGE

12 octobre 2014

Actualité Médoc, Mes Articles

En matière de troubles du voisinage on pense souvent aux nuisances liées au bruit ou visuelles , mais moins fréquemment aux nuisances olfactives ou à celles liées à un air extérieur devenu toxique . Or , ces deux dernières catégories de nuisances sont elles aussi fréquentes à la campagne du fait de la promiscuité avec l’activité agricole et de la pratique des pulvérisations de pesticides . Il serait donc de l’intérêt d’un bon voisinage et afin de minimiser et anticiper la gêne occasionnée pour les riverains d’instaurer un dialogue entre les différentes parties en cause .

 

Marie-Lys Bibeyran.

REGLES DE BON VOISINAGE dans Actualité Médoc

7 Réponses à “REGLES DE BON VOISINAGE”

  1. Marie-Hélène MACHADO Dit :

    Hélas certains viticulteurs refusent le dialoguent.
    Je suis riveraine et j’ai demandé au propriétaire de bien vouloir me communiquer les dates de pulvérisations dans ses vignes, situées face à mon habitation, afin que je prenne les dispositions nécessaires (fermeture des portes et fenêtres, rentrer le linge étendu etc…)
    Pour réponse il m’a fait savoir que je devais me contenter de la beauté du paysage qui m’entourait……………(ironique non !)

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    • Elodie BOUYER Dit :

      Bonjour Marie-Hélène,

      Etant moi-même viticultrice dans la région voisine du Cognaçais je trouve déplorable qu’un collègue n’est pas répondu favorablement à votre demande. J’espère que le dialogue pourra être ouvert à nouveau! Avez-vous essayé de reprendre contact suite à son courrier?

      Bon courage pour la suite.

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  2. Marie-Hélène MACHADO Dit :

    suite à ma réponse du 13 octobre 2014, je tiens à vous faire connaître le contenu du courrier que m’a adressé le viticulteur, suite à ma requête. Je lui demandais en effet de me communiquer les jours de pulvérisations, sur son vignoble situé près de mon habitation, afin que je prenne les dispositions nécessaires.

    Madame,
    J’ai bien pris connaissance de votre courrier et des inquiétudes qui l’accompagnent concernant l’emploi des produits phytosanitaires dans mon vignoble. Vous faîtes référence à une étude ou enquête sur la santé des personnes habitant aux abords et à proximité de vignobles dont je ne mets pas en cause la teneur des résultats mais mes compétences en médecine et en chimie , sans enquête contradictoire objective à vos sources d’information ne me permettent pas de relayer comme les journalistes que vous citez les peurs qui en découlent !!! Pourquoi cette dite accumulation de substances actives ou perturbateurs endocriniens dans vos cheveux ne proviendrait-elle pas de l’accumulation de vos habitudes alimentaires ? On sait comme beaucoup de reportages en ont fait la preuve, que le saumon, certains légumes, fruits ,produits et plats surgelés importés de pays étrangers où la législation sur l’utilisation des pesticides est plus laxiste qu’en France en terme de substances autorisées ou de limite de résidus , peut présenter un risque pour la santé humaine .
    Par ailleurs, je voudrais vous rappeler plusieurs choses : en tant que simple professionnel de la viticulture, je reconnais la toxicité modérée ou avérée des produits que j’emploie mais aussi que les premières personnes susceptibles d’être en danger sont mes salariés et moi-même au cours et en cas de mauvaise utilisation de ces pesticides . L’emploi de ces derniers se font de manière forcément encadrée sur des conseils indépendants et non commerciaux par un professionnel agréer et pour faire face à des obligations parasitaires bien présentes dans notre région, dans un esprit de lutte raisonnée.
    Pour limiter ces risques, je me suis mis en règle comme aujourd’hui bon nombre de mes confrères en passant un Certiphyto Décideur en Exploitation Agricole .Les salariés sont soumis à ces mêmes règles. Ces obligations se sont mises en place depuis la réalisation du Plan Eco Phyto 2018 dans le cadre du Grenelle de l’Environnement par les différents gouvernements successifs. Sachez que l’ensemble de ces règlementations a représenté des efforts économiques importants pour toutes nos entreprises, choix de produits moins polluants, moins toxiques mais souvent plus couteux, formation, local phyto, enregistrement des traitements, investissement dans la protection individuelle….L’ensemble de ces initiatives que j’approuve a pour but d’avoir le moins d’impact humain possible sur la santé , l’environnement, pour permettre plus de transparence avec le grand public et surtout de vous rassurer sur les risques liés à notre activité viticole.
    Vous habitez donc à proximité de mon vignoble ; je suis certain que vous réalisez la chance que nous avons de profiter en même temps des bénéfices beauté du paysage, de la tranquillité, sans compter de cette extraordinaire pompe à carbone qu’est la vigne pour absorber les rejets très toxiques de l’urbanisation de Listrac (et des communes rurales environnantes) qui a eu lieu ces dix dernières années.
    Pour revenir sur votre souhait de vous signaler mes dates de traitement, aujourd’hui, il n’existe aucun texte à ma connaissance m’obligeant à accéder à votre demande. Sachez toutefois que mes salariés redoublent de vigilance à proximité des habitations et également à la qualité de la pulvérisation. De plus, l’emploi de buses et de mouillants anti dérives, et le type d’appareil que nous utilisons, nous permettent d’effectuer des applications directes sur le feuillage en face par face. Pour finir, sachez qu’au-delà de respecter la règlementation sur les traitements quand le vent est inférieur à 3 beau fort, il n’est pas dans mon intérêt économique et humain d’aller traiter au-delà de mes parcelles.
    J’espère avoir répondu de manière à vous rassurer et si toutefois, l’évolution de la règlementation ou la science apportaient des devoirs ou des informations devant modifier mes habitudes professionnelles, je ne manquerai pas de m’y soumettre.
    Je vous prie de recevoir, Madame, l’expression de mes sincères salutations.

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    • Anonyme Dit :

      Bonsoir,
      C’est bien de publier tous ces articles qui attestent de la mentalité des viti du cru. Il faut tenir bon…. Il y a à faire

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    • Il a beau jeu pour l'instant ! Dit :

      Rassurez vous on commence à mettre en œuvre des instruments de mesures pour détecter les molécules chimiques dans l’air.
      Pour l’instant il n’y a pas de modèle, mais ça va arriver très vite.
      Les expérimentations sont en cours avec comparaison des molécules utilisées dans les hectares environnants,bien sur on trouve des molécules qui ne sont pas employées sur zone, ce qui indique que la pollution peut venir de très loin !
      Pour vous rassurer le journal la France Agricole de la semaine dernière y a consacré un article !
      Quand les mesures seront opérationnelles le positionnement des pollueurs sera moins confortable !

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    • Anonyme Dit :

      nous a plassac pres de blaye nous avons un viticulteur qui envoie ses tracteurs en priorite pres des habitations a 6h30 du matin ou au moment des repas nous lui avons telephone nous avons eu la messagerie et aucune reponse de leur part la prochaine fois je citerais le nom du CHATEAU

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    • Anonyme Dit :

      apparament il faut une loi pour l obiger a respecter ses voisins petit personnage

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