IL S'APPELAIT DENIS.... dans Il s'appelait Denis bibe

Il s’appelait Denis, il avait 47 ans, c’était mon frère…

Il ne fumait pas, il ne buvait pas…pourtant en novembre 2008 il déclarait un cancer des voies biliaires intra-hépatiques, sa seule faute?

Son métier de salarié agricole-viticulteur, alors comme des milliers d’autres il pulvérisait des vignobles avec des produits aux noms aussi barbares que les pathologies qu’ils provoquent des décennies plus tard.

Il ignorait, on ignorait que les saignements de nez qu’il subissait chaque été après les traitements n’étaient que les prémices du cataclysme qui l’attendait.

Il est décédé en octobre 2009 , parce que ces pathologies là sont souvent incurables.

Une procédure en reconnaissance post mortem de maladie professionnelle est en cours parce qu’une victime non reconnue est une victime qui n’existe pas pour les laboratoires pharmaceutiques responsables, et ça c’est insupportable!

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3 Commentaires

  1. Marcelin Daniel

    3 avril 2020 à 16 h 45 min

    Je partage entierement la douleur de ceux qui perdent un etre cher à cause de ces produits qui sement
    la mort .Ceux qui laissent faire et qui savent sont des criminels et devraient etre condamnés .En ce moment
    600 médecins demandent le passage des autorités devant la justice mais lis s’en sortiront comme d’habitude;
    on ne touche pas aux voyous meme haut-placés.
    Moi meme j’ai été agressé a mon domicile pour ma lutte contre les pesticides et linky.par un couple de voisins.
    Sans témoins j’ai éte condammé en correctionnelle. J’avais voulu arraché le portable de la femme qui nous filmait.
    La justice condamne encore des innocents.
    Un ami est mort dans les algues vertes /9 ans de procés .Pauvre France !!Un jour çà finira mal !!!

    ;

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  2. Alice

    12 avril 2016 à 11 h 48 min

    Bonjour,

    J’ai lu un article sur le combat que vous menez dans le magazine XXI et cela a été très bien rédigé et présenté. Je ne travaille pas dans les vignes, mais cette cause me concerne tout autant. J’espère que la maladie de votre frère sera reconnue auprès de la MSA, et que nous serons nombreux,tout comme le cinéaste Guillaume Bodin (Insecticide mon Amour), à poursuivre ses efforts vers une reconnaissance des risques liés à la chimie de synthèse sur la santé.
    Je vous soutiens, bon courage !

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  3. Marie-Hélène MACHADO

    13 octobre 2014 à 23 h 35 min

    Le souvenir est aussi présent, la douleur aussi, le sentiment d’avoir perdu un être proche parce que son amour pour son métier l’a conduit vers la mort. Je comprends ce que vous, sa famille, ressentez. Cette envie de vous révolter contre cette injustice.
    Je comprends le combat de Marie-Lys et je la soutiens.

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